‘Quelle carburation choisir ?’

essence, cher, economie, diesel, hybride, ecologie, carburant, station service, pompe

Ce matin, j’ai encore fait un plein d’essence ! J’ai vraiment l’impression de passer ma vie à la station service et autant vous dire que mon portefeuille saigne ! Donc c’est décidé je prends les choses en main et je vais mettre un terme à cette agression financière et morale quotidienne. Franchement, plus d’ 1,60€/litre sur l’autoroute, y a de quoi défaillir !

Donc à partir d’aujourd’hui, je deviens « éco-conductrice » ! C’est simple et efficace. Il  y a 13 règles à respecter et je vous promets que vous verrez rapidement la différence. Non seulement, le curseur de la jauge d’essence descend moins vite qu’à l’accoutumée, mais en plus,  j’ai carrément réussi à le faire remonter en faisant bien attention à ma conduite. Vous pourrez donc réduire jusqu’à 15% de votre consommation en carburant et 12,5% des émissions de CO2 émises par votre voiture. Des chiffres non négligeables, vous ne pensez pas ? Allez, apprenez plutôt :

1 – Opter pour une conduite plus souple

Démarrez en douceur et passez rapidement les vitesses, sans pour autant accélérer comme une tarée ! Si vous poussez le moteur à son maximum, il gaspille énormément : il tourne plus vite et perd de son efficacité. C’est pourquoi il vaut mieux éviter de dépasser les 2.000 tours/ minute pour un moteur diesel, ou 2.500 tours/ minute pour un moteur essence. Contrairement aux idées reçues, ou celles que je me faisais toute seule, n’ayez pas peur d’être en 4ème, voire 5ème, lorsque vous roulez à 50 km/heure.

2 -Respecter les limites de vitesse

Et pour finir sur ce point, j’enfonce peut-être une porte ouverte, mais moins vous conduirez vite, moins vous consommerez, donc respectez les limites de vitesse ! Je sais, respecter les limites de vitesses est pénible et difficile, mais vous éviterez ainsi les PV et la surconsommation d’essence ! De surcroît, le risque d’accident de la route diminue du même coup de 10% à 15%.

3 – Adopter une conduite anticipative

Lorsqu’on garde une vitesse de croisière constante, on consomme moins. Donc si vous anticipez en regardant loin devant, vous pourrez décélérer et ainsi adapter votre vitesse au trafic et aux obstacles à venir. Gardez bien en tête qu’un coup de frein ou un coup d’accélérateur est friand de carburant ! Accélérez et ralentissez donc doucement et évitez une conduite trop saccadée. Le mieux est carrément de réussir à anticiper les feux de circulation afin de ne pas s’arrêter du tout !

4 – Ralentir intelligemment

L’idéal est d’éviter les coups de frein donc levez le pied. La décélération naturelle coupe l’alimentation du carburant, et hop, quelques euros en plus qui restent dans votre poche. Dernier point sur le freinage : rétrograder le plus tard possible (sans abuser non plus) est plus économique !

5 – Bien entretenir sa voiture

Soigner les pneus de votre voiture est très important, non seulement pour une question de sécurité, mais également parce que des pneus sous-gonflés entraînent une surconsommation de carburant d’environ 6%. Une dépense supplémentaire inutile… l’essence nous ruine déjà assez comme ça ! Vérifiez donc la pression de vos pneus une fois par mois, c’est gratuit et efficace.

6 – Baisser la clim

La climatisation de votre voiture peut être responsable d’une surconsommation de carburant de 10% à 20%. Evidemment, si par un été caniculaire, votre voiture se transforme en sauna, utilisez votre clim plutôt que de rouler les fenêtres grandes ouvertes, ce qui provoquerait une consommation supplémentaire de 20%. Limitez l’utilisation de votre clim, certes, mais sans l’éradiquer pour autant : méfiance, on peut vite faire un mauvais calcul !

7 – Ne pas surcharger sa voiture

Videz votre coffre dans la mesure du possible. Chaque poids fait consommer un peu plus d’essence. Voyagez donc intelligemment et, Mesdames, désolée, mais il va falloir oublier les trois grosses malles de vêtements que vous avez l’habitude de trimballer pour un week-end.  Adoptez plutôt le petit sac à dos plus économe qui revient à la mode.

8 – Ne pas hésiter à couper son moteur

Dès 30 secondes d’immobilisation, éteignez votre moteur. Un véhicule arrêté consomme entre 0,5 et 1 litre à l’heure. Les constructeurs commencent d’ailleurs à réfléchir à une solution avec leur sytsème Stop & Start qui coupe le moteur à l’arrêt.

9 – Ne pas faire chauffer son moteur

Le temps passe et les objets du quotidien se modernisent ! Et oui, aujourd’hui, plus besoin de faire chauffer votre moteur avant de prendre la route, à moins de prender un malin plaisir à voir vos billets partir en fumée par le pot d’échappement mais ça, c’est une autre histoire ! Allumez donc simplement votre moteur, démarrez et conduisez tranquillement pendant les 5 premiers kilomètres le temps que le moteur atteigne sa température normale.

Je vous l’accorde, j’ai jamais fait chauffer mon moteur, tout comme je ne me suis jamais souciée de la température de ce dernier. Cela dit, on s’accorde tous pour dire que je ne suis vraiment pas un exemple à suivre ; j’ai quand même un nombre d’accidents ou d’incidents automobiles à mon actif vraiment compétitif ! Y a peut-être encore Lorraine qui me bat à ce jeu là.

10 – Inutile de rouler au point mort

Il faut tordre le coup à certaines idées reçues comme celle qui consiste à dire que rouler au point mort en descente vous fait économiser du carburant ; balivernes ! Au contraire cette pratique est parfaitement interdite ! Le moteur est découplé des roues, donc rouler au point mort est dangereux pour la mécanique. Lorsque vous réembrayerez vous risquerez d’abîmer le moteur.

11 – Assitez à des formations d’éco-conduite

Généralement ces stages sont plutôt proposés aux entreprises, et assez peu aux particuliers. Vous pouvez, cependant, vous renseigner auprès du Droit Individuel à la Formation (DIF) ou encore sur le site de l’école Conduite Juste qui propose des stages sur circuit à partir de 417€.

12 – Evaluer votre conduite

Grâce à deux applications iPhone qui analysent votre conduite, vous pourrez voir sur quels points progresser et quelles économies vous pourrez faire. C’est ludique et efficace.

Evitez de polluer la rivière de l’application gratuite ALD ecodrive. Si vous suivez les instructions que l’application donne à la fin, tout devrait bien se passer. Pour les plus cartésiens, il y l’application, gratuite également, EoGyzer qui analyse votre comportement routier et vous conseille en temps réel. Cependant, faites attention à ne pas manier votre iPhone en roulant, votre conduite en sera moins écologique, car plus brusque, et plus dangereuse !

13 – Pour les mauvais élèves

Pour ceux qui ne veulent toujours pas passer à la conduite écologique, il y a toujours les applications iPhone qui vous indiquent les stations essence « bon marché » . Je vous avais d’ailleurs déjà parlé de l’application Essence Eco Premium, une des nombreuses applications sur cette thématique proposée sur votre iPhone.

 

Bon à savoir

Un point bonus est accordé aux élèves adoptant une éco-conduite lors de l’examen du permis de conduire. Par les temps qui courent, avoir son permis tient de l’exploit, donc quelques petits points cadeaux pour respecter son environnement autant que son porte-monnaie, on ne crache pas dessus !



Hybride, voiture, femme, diesel, essence, moteur, Anne-cécile boulet, vernis de conduire

Aujourd’hui je m’attaque à un nouveau mode de carburation : le moteur hybride. Je parlais du GPL comme de l’inconnu de la bande, mais j’ai trouvé encore plus inconnu ! Tellement inconnu que j’en avais oublié jusqu’à l’existence. Et pour cause : une voiture hybride ne m’évoque absolument rien, hormis peut-être la couleur verte. C’est une voiture écolo, on est d’accord, mais son mode de fonctionnement est un mystère pour moi, je n’en comprends même pas le principe ! Et pourtant vous allez voir, ce n’est pas si compliqué.

Première chose à savoir, il existe deux types de moteur hybride : le « full hybride » et le « mild hybride« . Ils se différencient par le rôle du moteur électrique dans la propulsion*. Tous deux munis de cette double motorisation, seul le « full hybride » peut utiliser le moteur électrique seul ; le « mild hybride », lui, ne fonctionne jamais en mode tout électrique. Ainsi, le  »full hybride » est très avantageux pour une utilisation urbaine car il n’y utilise que le moteur électrique. A l’inverse, le « mild hybride » est plus adapté à l’usage routier avec un moteur électrique qui ne tracte jamais seul afin de privilégier les performances. Notons que le « full hybride » est largement plus utilisé que le « mild hybride ».

Pour faire simple, le moteur hybride est un moteur diesel ou essence (soit un moteur thermique, on s’en fiche mais ça peut toujours nous permettre de frimer !) associé à un moteur électrique. Il fait donc appel à deux sources d’énergie ce qui lui permet de surfer sur la sainte vague de l’écologie : un moteur tout à fait dans l’air du temps ! Alors que depuis des années le diesel grignotait de plus en plus de parts sur le marché automobile français, avec 2/3 des véhicules neufs achetés en diesel, aujourd’hui la tendance change et le gazole perd du terrain. Depuis 2009, les petites essences reviennent, le GPL fait son come-back et les hybrides se multiplient. Les constructeurs ont compris la quête des conducteurs à réduire leurs factures de carburant et se concentrent donc avant tout sur la relance du GPL et des moteurs « full-hybrides ». En clair, mieux vaut ne plus ignorer nos deux inconnus, en passe de devenir des incontournables !

On ne peut donc plus y couper, pour poursuivre notre invasion dans l’univers automobile, je vais devoir vous parler du fonctionnement de cet voiture insolite qu’on appelle hybride ! Plus simple qu’il n’y parait, pas besoin de jongler manuellement entre le moteur électrique et le carburant, ni de recharger la voiture, tout ce fait automatiquement : une sorte de voiture intelligente autonome ! Lorsque elle est immobile, les deux moteurs sont à l’arrêt. Mais au démarrage, le moteur électrique lance le véhicule jusqu’à une allure d’environ 25 km/h, puis lorsque la voiture a pris un peu de vitesse ou qu’une accélération forte est demandée le moteur thermique prend le relais. En cas de très forte accélération, les deux moteurs fonctionnent simultanément et permettent ainsi une accélération supérieure. En revanche au moment de la décélération et du freinage, l’énergie cinétique (force des corps en mouvement) est absorbée par le moteur électrique pour recharger comme par magie la batterie principale. Donc dans le cas du « full hybride », à vitesse réduite ou en milieu urbain, le moteur électrique tracte seul le véhicule grâce aux fréquents coups de freins qui rechargent les batteries automatiquement. En revanche, à l’inverse du GPL, il perd de son mordant sur routes où il fonctionne presque qu’exclusivement sur le moteur classique.

Grâce à ce système, les grands modèles (il n’y a pas encore de petits modèles hybrides) peuvent parfois atteindre la consommation en carburant d’une petite voiture et consommer jusqu’à 50% de moins qu’une voiture classique, tout en ayant la possibilité d’effectuer près de 1000 km en un seul plein. En outre, la batterie rechargeable est la plupart du temps conçue pour une durée de vie égale à celle de la voiture, donc à priori pas de problème de batterie incompréhensible à régler pour Charlotte ou Maylis ! Le tout, se fait en silence. En effet, ces voitures sont si silencieuses que les piétons ne les entendent pas, donc attention. Sur ce point, la frontière entre l’avantage et l’inconvénient est vague!

Toyota, Prius, Voiture, Femme, hybride, vernis de conduire, GPL, essence, diesel

La Toyota Prius fait partie des voitures hybrides les plus prisées !

Verdict : pour moi, ce type de motorisation gagne à être connu et ce, au-delà de son aspect écologique ! Le fait de rouler en ville sur moteur électrique uniquement (de surcroît sans avoir besoin de le recharger) n’est nocif ni pour la santé ni pour notre porte-monnaie, et ça, c’est bon pour le moral ! De plus, un bonus de 2000€ assuré jusqu’en 2012 si les émissions de CO² se limitent à 130g/km. La carte grise est même gratuite dans certains départements. Quant à la revente, pas de souci ! Les véhicules hybrides d’occasion sont très recherchés, notamment des modèles comme la Toyota Prius et la Honda Civic dont la cote à la revente est très élevée. L’achat d’une voiture hybride neuve n’est donc jamais une mauvaise affaire. Si le prix d’achat est parfois excessif, elle reste vite rentabilisée en ville. L’hybride supplante d’ailleurs très souvent le diesel. Avec son bonus et sa faible consommation elle reste difficile à concurrencer.

Honda, Civic, Voiture, femme, vernis de conduire, GPL, essence, diesel, hybride

La Honda Civic, comme beaucoup de voitures hybrides, bénéficie d'une très bonne cote à la revente.


PLUS DE PRECISIONS :

*La propulsion est la puissance moteur transmise aux roues motrices arrières. Presque toutes les voitures de course le sont, comme la quasi totalité des voitures de sport.

Au contraire,  sur un véhicule traction, ce sont les roues avant, et non plus les roues arrières, qui sont motrices.



GPL, Vernis, Conduire, Vernis de conduire, GPL, Diesel, essence, hybride, voiture, elle

Voyons aujourd’hui l’inconnu de la bande : le GPL ! Un gaz quelconque aux spécificités obscures, voire inconnues. Il pourrait aussi bien s’agir d’un carburant classique que d’un gaz pour les poids lourds, ou encore d’une pompe pour remplir les bouteilles de gaz, je serai de toute façon d’accord avec tout. Il va donc falloir se pencher un peu plus sérieusement sur le sujet : hors de question de faire fausse route, on a quand même une voiture à acheter !

Donc pour être un peu plus précise, le GPL est un Gaz de pétrole Liquéfié, soit aujourd’hui, le carburant le moins polluant du marché ; en cas de forte pollution, il est d’ailleurs le seul autorisé à la circulation. Oyez, oyez, amoureux de la nature si les questions écologiques sont importantes à vos yeux, alors vous avez trouvé votre perle rare ! Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, c’est également le carburant le moins cher du marché (autour de 0.60€ le litre) et de surcroit, en cas d’achat, vous bénéficiez d’un crédit d’impôt accordé par l’Etat. Quant aux coûts d’entretien, pas de quoi trembler non plus. Grâce à sa combustion propre, ses vidanges sont espacées et la longévité du moteur assurée ; moteur d’ailleurs extrêmement silencieux ! Vive la magie du GPL : écolo, bon marché et insonore, de quoi faire rêver n’importe qui malgré sa très légère baisse de puissance par rapport à l’essence !

Pourtant, une fois de plus, c’est comme avec les hommes : un mélange de qualités et de défauts, et beaucoup de concessions. Il vous faut tout de même installer un kit de carburation GPL sur votre moteur à essence, idéalement de moins de 60.000km afin d’utiliser des bases mécaniques fiables, pour un prix pouvant aller de 1.500€ à 3.300€ (Gloups !), et ce, par un installeur agréé (double Gloups ! ). Et comme si ça ne suffisait pas, il faut que l’installation soit homologuée (c’est-à-dire remise aux normes) tous les huit ans (triple Gloups !). De même qu’en cas de problème, il faut forcement aller chez un de ces garagistes spécialisés. Ca fait beaucoup pour une même voiture ! Mais petit soulagement tout de même : les frais d’installation sont allégés avec le crédit d’impôt, ouf, on souffle !

Autre petit désagrément à prendre en compte : son faible taux de représentation dans les stations service. Si vous vous écartez des grands axes et que vous voulez éviter de terminer le trajet en dépanneuse, je vous conseille fortement de prévoir à l’avance vos arrêts dans les stations service équipées d’une pompe GPL. Pour vous donner une petite idée, il y a environ 16.000 stations service en France et seulement 1.800 délivrent du GPL ! Donc, le mieux c’est de localiser à l’avance les stations de ravitaillement. Dans le pire des cas, si ces stations vous font défaut, votre moteur roulera en essence grâce à la bi-carburation qui utilise le réservoir d’origine comme réserve. Sauvée, vous ne vous retrouverez pas en rade sur les petites routes de campagne, du moins pas tout de suite !

D’un point de vue économique, si vous êtes un bon rouleur, les voitures GPL sont parfaites pour faire de la route. En revanche, si votre utilisation se restreint à de petits trajets en ville ou à des routes encombrées, la consommation en carburant d’une voiture GPL devient plus élevée que celle d’un véhicule diesel. Donc, si le GPL est adapté à votre profil, le seuil de rentabilité est généralement très vite atteint, ce qui vaut le coup ! Petite précision spécifique à ces véhicules, le choix des modèles est extrêmement restreint : environ un modèle par gamme de véhicule.

Allez, dernière critique pour la route, un peu dérangeante mais surtout excessive, le GPL avait une réputation de moteur dangereux avec des risques d’explosion. Il a été interdit dans certains parkings privés, mais aujourd’hui la plupart leur autorisent l’accès à condition qu’ils soient équipés d’une soupape de sécurité, soupape qui soit dit en passant, est devenue obligatoire sur les voitures GPL. Tout risque d’explosion a donc bel et bien été éradiqué. Le carburant paye encore sa mauvaise publicité lors de sa sortie en France : plusieurs voitures GPL avaient explosé, mais elles n’étaient, à l’époque, pas équipées de soupapes de sécurité. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi, le GPL mérite très clairement d’être considéré aussi sérieusement que  ces deux piliers des carburants que sont l’essence et le diesel !



Attaquons nous aujourd’hui au sacro saint diesel !

J’en mets ma main à couper, je ne suis pas la seule à me diriger spontanément vers une voiture diesel plus que vers une essence. On connaît la chanson, il nous ensorcelle avec son prix à la pompe, son image écolo, économe, solide, etc… Une véritable ode à la voiture, presque poétique, romantique, fleur bleue, en clair : une voiture « propre » ! En outre, en gage de qualité, nous connaissons toutes des personnes éminemment intelligentes qui ses sont laissées séduire par le gazole.Ce n’est d’ailleurs pas sans raison qu’il représente plus de 50% du parc automobile français actuel, non ? En outre, avec les nouvelles technologies, le moteur diesel égalise aujourd’hui le niveau de performance d’une essence. Donc plus d’hésitation à avoir, le diesel sera mien !

Pourtant, un moteur diesel est bien moins magique que sa réputation ne nous le laisse penser ! Certes, il a pour qualités incontestables de consommer environ 15% de carburant en moins et d’offrir une plus grande autonomie au véhicule ; un argument choc pour les coutumières des pannes d’essence. De plus, il rejette environ 20% de moins que l’essence de gaz carbonique (CO²) et d’hydrocarbures imbrûlés (cancérigène et causes d’irritation), ce qui lui vaut régulièrement un bonus écologique. Mais allons plus avant dans notre analyse.

Après une étude plus approfondie du spécimen, sa réputation écologique accuse le coup et semble maquiller la réalité. N’exagérons rien, le diesel n’est pas non plus le sauveur de la biosphère ! Pied de nez à tous les préjugés, il produit beaucoup plus d’oxyde d’azote et de particules de carbone que les essences ; à noter que l’oxyde d’azote est néfaste pour la santé et peut provoquer des troubles respiratoires. En France, on a tendance à penser que plus une voiture est « propre », moins elle rejette de CO² et moins elle consomme. C’est le cas du diesel. Mais en réalité le CO² est, certes, un gaz polluant car il participe à l’effet de serre donc au réchauffement climatique, mais il n’est pas toxique pour l’homme. A contrario, le diesel produit deux à trois fois plus de monoxyde de carbone, d’hydrocarbures imbrûlés et d’oxydes d’azote qui, eux, nuisent à la santé. Conclusion, le diesel est une bonne solution pour diminuer les émissions de CO² mais pas pour la santé !

D’autre part, son excellente cote à la revente, lui vaut en contrepartie un prix à l’achat élevé. Il ne s’agirait là que d’un détail, d’une pacotille, si le prix inférieur du gazole à la pompe, l’argument choc du diesel, permettait au conducteur de rentabiliser facilement son véhicule. Malheureusement, le prix élevé à l’achat rend l’intérêt économique du diesel souvent très discret!

En outre, les coûts d’utilisation d’une voiture roulant au diesel sont globalement plus élevés que sur une essence. Si le moteur tourne moins vite et s’use plus doucement, les révisions sont en revanche plus fréquentes et plus chères. Quant à l’assurance, elle est également plus onéreuse, et cerise sur le gâteau, les novices comme moi auront tendance à conduire une diesel comme une essence et adieu le moteur ! Sur les anciens modèles, rouler à froid augmente les risques d’user prématurément le moteur, or en ville, il n’a que très peu de temps pour chauffer! Il faudrait donc lui laisser cinq minutes pour chauffer avant de partir. En clair, mieux vaut ne pas être trop pressé ou avoir un budget permettant de s’offrir un diesel moderne ! Donc, s’il est doux pour le moral de faire de moins gros chèque à la pompe, au final, une voiture diesel reste souvent plus chère que son équivalent en essence, et est relativement difficile à rentabiliser !

ASTUCE:

Le diesel est intéressant uniquement pour les gros rouleur qui parcourent plus de 15.000 km/an, les autres auraient plutôt intérêt à l’éviter : en ville, contrairement aux longs trajets, les distances sont si minimes que le prix et la consommation jouent très peu et le prix inférieur du carburant à la pompe ne ressort plus comme un réel avantage ! En revanche tous les coûts annexes qui sont donc plus élevés sur une diesel, eux ne changent pas.

Avant de vous lancer dans l’achat d’une voiture diesel, calculez son point de rentabilité en comparant plus de 150 modèles moteurs diesel et leur équivalent en essence : ICI



Je croyais qu’acheter une voiture était facile, que c’était un moment agréable où l’on ressentait l’immense fierté et l’infinie satisfaction de pouvoir enfin s’offrir son premier gros cadeau ! Et bien non, en réalité  c’est un véritable enfer ! Des modèles à n’en plus finir, un milliard de types de motorisation, des options dont on ne comprend ni le nom ni l’utilité: un kit anti-fumeur ? Ca arrose sûrement les cigarettes allumées! Des moteurs en couple? Probablement une voiture deux places! Les imbroglios entre assurance et garantie : un vrai casse-tête chinois, je dirais même plus, le flou artistique total ! Bref, tout pour rendre la vie de femme indépendante compliquée !

Donc je me jette à l’eau, je rentre dans le vif du sujet et je vous invite à pénétrer avec moi dans l’univers hostile de l’automobile afin de s’attaquer, dans un premier temps, aux redoutables modes de motorisation: un critère primordial dans le choix d’un véhicule ! Je vais aujourd’hui vous parler de l’essence et suivront rapidement d’autres notices sur les différents carburants que vous pouvez choisir pour votre voiture.

Evidemment, si nous partons du principe que je dois tomber amoureuse de ma voiture pour pouvoir supporter ses caprices et surmonter nos mésaventures à venir, je dois être intransigeante dans mon choix! Pour ce, adieu les préjugés et place aux vraies informations ! Essence, diesel, GPL ou moteur hybride, je maitriserai !

Petites précisions, pour les moins avertis: GPS et GPL, rien à voir, diesel et gazole, même carburant, tandis que le sans-plomb 95 et le sans-plomb 98 sont deux essences. Au moins on évite déjà quelques fâcheuses confusions voire humiliations à la station service !

ESSENCE :

Allez, je me retrousse les manches et je plonge dans le moteur à essence. Enfonçons déjà quelques portes ouvertes : les voitures roulant au sans-plomb coûtent plus chères à la pompe que n’importe quel autre carburant et ce, malgré les prix du diesel qui ont tendance à augmenter ! Jusque là pas de scoop. En revanche, ce que l’on sait mais qu’on oublie trop souvent de prendre en compte, c’est qu’une voiture essence, ayant une moins bonne cote à la revente, coûte moins cher à l’achat. Tout le contraire du diesel !

Le moteur essence s’oppose également à son principal concurrent, le gasoil, par ses révisions plus espacées qui entraînent des frais d’entretiens moins douloureux et c’est tant mieux! On ne peut pas tout avoir, chacun ses avantages! Quant à celles qui aiment choisir leur voiture au sein d’un large panel de modèles, vous ne serez pas déçues : contrairement aux diesel et au GPL, toutes les voitures existent en version essence, vous n’avez plus qu’à rêver et disposer!

Mais comme d’habitude, nuages à l’horizon, pas de magie lorsqu’il s’agit de motorisation ! L’essence traine ses casseroles avec un moteur qui se fatigue plus rapidement. Quant aux critères écologiques, vous frappez à la mauvaise porte! Un moteur à essence dégage des polluants importants en brûlant plus d’hydrocarbure et rejetant donc plus de gaz carbonique que ses concurrents. Il voit donc ses chances de récolter un bonus à l’achat nettement amoindries! Attention tout de même aux citadines à essence qui sont encore en course, sur les starting-blocks, prêtes à souffler à la moindre occasion le bonus écologique d’une voiture diesel!

En clair, n’ayez pas peur des moteurs à essence en ville, mais si vous êtes un gros rouleur, je vous conseille de passer votre route.